Une maison de poupée
« Toi et papa, vous avez commis
un gros péché contre moi. Si je suis une bonne à rien, c'est vous
qui en êtes coupables »
(Acte III)
Titre
original : Et Dukkehjem
Auteur : Henrik
Ibsen, dramaturge norvégien (1828-1906)
Genre : pièce
de théâtre, comédie
Structure : pièce
en prose et en trois actes
Parution : 1879
L'édition
que j'ai choisie : Flammarion, dans la collection GF
Avantages
de l'édition : La présentation de la pièce, bien
qu'elle soit par moments difficile à comprendre lorsqu'on a peu de
références littéraires scandinaves, est très complète, permet de
saisir la réelle portée de l’œuvre et ainsi d'éviter les
erreurs d'interprétation.
Résumé
(rédigé par moi-même) :
C'est
sur le personnage de Nora Helmer qu'est centrée l'intrigue. Nora est
d'emblée très attachante car drôle, tendre, un peu sotte, elle est
appréciée de tout son entourage. Mais Nora a fait quelque chose qui
va lui causer des ennuis : elle a rédigé une inscription de
faux en écriture publique pour obtenir de l'argent et ainsi aider
son mari malade. Elle est désormais endettée et celui à qui elle a
emprunté cet argent, Krogstad (c'est un bon nom de méchant je
trouve hihihi) réclame d'elle, peu avant Noël, qu'elle convainc son
mari de le maintenir à son poste... Tout semble perdu pour Nora
lorsque le terrible Krogstad décide d'envoyer une lettre à Helmer
lui révélant la faute de Nora...
Mon
avis :
On
peut interpréter cette pièce comme comportant un réel message
féministe au travers du personnage très tendre que constitue Nora
(inspiré, entre autres, d'un fait réel : Laura Kieler, une
amie des Ibsen, s'est faite interner en hôpital psychiatrique par
son mari pour avoir rédigé, comme Nora, une fausse lettre de
charge). C'est surtout une pièce qui promeut le droit au bonheur, le
droit d'être aimé(e), et non d'être simplement apprécié(e) tel
qu'on apprécierait un écureuil : tout simplement le
droit universel d'être considéré avant tout comme un être humain
avant d'être jugé(e) selon son sexe, et c'est en cela que la
pièce peut être considérée comme féministe. Une
maison de poupée a fait l'objet à sa parution de
nombreuses critiques et a même été censurée en raison de sa
fin. C'est donc une pièce qui
donne à réfléchir et qui a encore son sens aujourd'hui (faut-il
rappeler que les inégalités homme-femme existent encore aujourd'hui
dans notre société ?), et c'est peut-être cela qui m'a le plus plu
dans cette pièce bien construite, en plus de l'atmosphère hivernale
et nordique qui s'en dégage. Conclusion : Une
pièce qui vaut le coup d'être lue !
Et
vous ?
Avez-vous
lu cette pièce ? Qu'en pensez-vous ?
Quel(s)
livre(s) lisez-vous en ce moment ?
Rendez-vous
dans les commentaires et sur les réseaux sociaux !







Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire