L'Ecole des femmes
« Il
le faut avouer, l'amour est un grand maître
Ce
qu'on ne fut jamais il nous enseigne à l'être ; […]
Et
donne de l'esprit à la plus innocente. »
(Acte
III, scène IV, vers 900, 901 et 909)
Auteur :
Molière, de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin (1622-1673)
Genre : pièce
de théâtre, comédie
Structure : pièce
en alexandrins et en sept actes
Première
représentation : le 26 décembre 1662
L'édition
que j'ai choisie : Hatier, classiques et Cie
Les
avantages de cette édition : il y a La Critique de
l’École des femmes à la fin du livre (cf : Pour une lecture
plus complète), un dossier pas trop long et bien fait avec des
pistes de lecture et des exercices orientés vers le bac
Résumé
(rédigé par moi-même)
Dans L’École
des femmes nous suivons l'histoire d'Agnès, la pupille d'un
de ces personnages au summum du ridicule qu'on adore chez Molière :
Arnolphe. C'est un homme d'un certain âge qui a, si l'on peut dire,
une vision très singulière de la femme. Cet homme a entrepris,
lorsqu'il a eu la garde d'Agnès à ses quatre ans, de placer sa
pupille dans un couvent pour qu'elle reçoive une éducation très
limitée. Le but était qu'il l'épouse une fois devenue adulte
(beurk !) sans qu'elle puisse un jour songer à le tromper. Car c'est
là la pire crainte de ce vieil homme : être cocu. C'est donc
sur l'exposition des plans malsains d'Arnolphe que s'ouvre la pièce.
Mais l'arrivée dès la scène 4 de l'acte I du jeune et beau Horace
en ville va chambouler les plans du vieillard sexiste. Étant donné
qu'Arnolphe a décidé de se faire appeler Monsieur de la Souche, un
nom tellement plus noble (et je vous l'accorde, tellement plus
ridicule !), Horace n'hésite pas à lui dire qu'il a charmé la
jolie Agnès en l'absence de son futur mari au nom ridicule, « de
la Zousse ou Source qu'on le nomme » (vers 328). Je vous laisse
imaginer la suite...
Mon
avis :
Entre
plans foireux pour arrêter Horace, un Arnolphe qui perd complètement
les pédales, des quiproquos à vous tordre de rire, et une réflexion
sur le mariage arrangé et sur la place de la femme dans la société,
cette grande comédie écrite par le maître du théâtre comique a
tout pour plaire. J'ai particulièrement aimé le personnage d'Agnès,
auquel on s'attache assez vite. En effet, dotée d'une innocence et
d'une gentillesse sans pareille, le sort d'Agnès m'a émue et son
évolution spectaculaire m'a fait plaisir. Arnolphe aussi change au
fil de la pièce de manière assez inattendue, et peut-être même
que, aux vues de cette transformation, cette pièce pourrait
s'intituler L’École des hommes.
Quant
au vocabulaire utilisé, il est bien sûr dépassé mais assez facile
d'accès (surtout si vous avez une édition avec des notes en bas de
page). Le seul petit bémol serait que le genre de la comédie ne
permet pas de vraiment percevoir l'intériorité des personnages, ce
qui aurait été très intéressant pour savoir ce que pense
réellement Agnès et à quel moment elle commence à changer.
Ayant
été totalement séduite (j'imagine que vous l'aviez compris) par
cette pièce, je ne peux que vous la conseiller. A lire absolument !
Pour
une lecture plus complète :
Face
à la polémique de la scène du « le » (acte II scène
V) et des Maximes du Mariage (acte III scène II), où certains ont
vu une parodie des Dix Commandements, Molière a écrit une
« dissertation [qu'il a] faite en dialogue »
(préface), La critique de L’École des Femmes,
où il peint avec humour les excès ridicules des précieuses et
l'hypocrisie les censeurs. Cette pièce n'est constituée que d'un
seul acte séparé en sept scènes ; elle est donc très courte
à lire, et assez drôle. Je vous conseille donc également de la
lire.
Et
vous ? Avez-vous lu cette pièce ? Qu'en pensez-vous ?
Quel(s) livre(s) lisez-vous en ce moment ? Rendez-vous dans les
commentaires et sur les réseaux sociaux !







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