Pourquoi ce soudain regain d'intérêt pour 1984 de George Orwell ?
En
janvier 2017, un scandale éclate : Kellyanne Conway,
conseillère de l'actuel président des États-Unis, Donald Trump,
prononce les mots « alternative facts ». Et c'est là que
les réseaux s'emballent et que le monde s'intéresse de nouveau à
1984, une dystopie écrite par un des plus grands
auteurs anglais : George Orwell. Mais que se cache-t-il derrière
ces mystérieux mots ? Et pourquoi la vente du livre a-t-elle
tellement augmenté ? Décryptage
immédiat !
1984
est un livre qui donne à son lecteur un nouveau regard sur la
société dans laquelle il vit, ce que j'explique dans ma chronique de ce livre. Le personnage principal du livre, Winston Smith,
travaille au ministère de la Vérité (miniver, en novlangue,
la langue de l'univers du livre), qui est en réalité une
institution chargée de falsifier les articles de presse (c'est la
mission de Winston), les romans, les films, bref toutes les archives
qui témoignent du passé. Dans quel but ? Afin que Big Brother,
soit le gouvernement, aie toujours raison. Mais que cela
signifie-t-il, exactement ? Que certaines personnes,
certainement nuisibles pour le Parti, peuvent tout simplement
disparaître. Ainsi, un certain Withers devient un nonêtre.
« Il n'existait pas, il n'avait jamais existé. » Son
identité est totalement effacée des archives... Autre exemple, Big
Brother fait des « prédictions » sur la production de
« différentes sortes de marchandises ». Si ces
prédictions se révèlent fausses, alors il suffit de modifier les
prédictions de Big Brother parues dans le
Times pour qu'elles soient vraies. Et il n'y a aucune
preuve de tout ceci, comme c'est expliqué dans le chapitre IV :
« Un
numéro du Times pouvait avoir été réécrit une douzaine de fois,
soit par suite de changement dans la ligne politique, soit par suite
d'erreurs dans les prophéties de Big Brother. Mais il se trouvait
encore dans la collection avec sa date primitive. Aucun
autre exemplaire n'existait qui pût le contredire. Les livres
aussi étaient retirés de la circulations et plusieurs fois
réécrits. On les rééditait ensuite sans aucune mention de
modification. »
Ainsi,
quand la conseillère officielle du président mentionne le terme
d'« alternative facts » pour désigner les propos
finalement démentis de Sean Spicer (il clamait que la cérémonie
d'investiture de Trump avait attiré plus de monde que toutes les
autres cérémonies d'investiture), on pense à George Orwell et...
à son régime totalitaire. Ajoutez au tout que Trump ne croit pas au
réchauffement climatique... Et c'est le scandale !
1984
a donc servi de rappel à la population américaine : un
président qui remplace des faits avérés (réchauffement
climatique) par sa vision du monde (aucun souci écologique voyons !)
c'est tout simplement INACCEPTABLE.
De
plus, ce livre aborde des sujets encore, voire plus, valables pour
notre société actuelle : l’hyper-surveillance en est un
exemple. Dans le roman, elle est poussée à son paroxysme, car même
dans l'appartement de Winston des caméras et des haut-parleurs sont
fixés aux murs. Des personnes le surveillent en permanence et le
réprimandent au besoin... Le livre aborde aussi, avec la « semaine
de la Haine », le thème de la violence, très présente dans
notre société, comme en témoignent les nombreux attentats, dont le
dernier à Las Vegas faisant 58 morts.
1984
a été inspiré, on le sent très clairement dans le livre, par
l'URSS de Staline. Ce livre est resté comme témoin d'un sombre
passé, afin que les populations ne refassent pas les mêmes erreurs.
C'est également un roman d'anticipation, puisque les thèmes abordés
sont d'importants sujets d'actualité.
Quoiqu'il
en soit, cet article avait pour but de vous montrer à quel point les
livres, les mots, sont importants.
Et
vous, qu'en pensez-vous ?
Avez-vous
lu 1984 ? Qu'en avez-vous pensé ? Connaissez-vous des
livres similaires ?
Quel(s)
livre(s) lisez-vous en ce moment ?
Rendez-vous
dans les commentaires et sur les réseaux sociaux !






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